Archives de la Catégorie : Plombémie

Rapport ORS 2008

Rapport d’activité de l’Observatoire Régional de la Santé Nord Pas de Calais 2008.

Lire page 46:

Imprégnation par le plomb chez les enfants autour d’une centrale thermique d’électricité dans les communes d’Hornaing, Erre et Helesmes (Nord)

« … Enfin, il convient de garder en mémoire que la campagne de dépistage réalisée au printemps 2008 s’est déroulée après un net renforcement des contraintes réglementaires pesant sur la centrale, en particulier en ce qui concerne ses émissions (nouvel arrêté préfectoral de 2006). Ces contraintes ont conduit l’industriel à différentes mesures permettant d’obtenir une très nette réduction des émissions de poussières. L’analyse que nous avons réalisée ne permet pas de mettre en évidence un lien entre la plombémie de l’enfant et l’activité de la centrale. Elle ne permet cependant pas non plus d’exclure que les mesures prises par l’industriel et/ou la sensibilisation de la population au dépistage et à la prévention du saturnisme infantile menée par les médecins libéraux et la DDASS aient pu avoir un effet bénéfique sur l’exposition de l’enfant.  »

sept
01

Toxicologie du plomb

Fiche toxicologique du plomb établie par l’INERIS.

A lire:

  • Page 9: les sources d’exposition humaines
  • Pages 21-22: Le devenir du plomb chez l’homme

    « L’absorption pulmonaire peut jouer un rôle important pour les expositions professionnelles
    ou pour les personnes vivant sous les rejets atmosphériques d’entreprises polluantes.
    Le plomb atmosphérique peut exister sous forme de vapeurs, de gaz ou de particules. Les
    vapeurs et gaz, après migration jusqu’aux alvéoles pulmonaires, passent dans le sang. Les
    particules métalliques les plus grosses sont éliminées des voies respiratoires hautes par le
    tapis muco-ciliaire puis dégluties. Les plus fines diffusent à travers la muqueuse des voies
    aériennes profondes et passent dans le sang (Botta et al., 1976). Le taux de déposition des
    particules inhalées est de l’ordre de 30 à 50 % et dépend de la taille des particules et de la
    ventilation pulmonaire (Friberg et al., 1986). Les résultats de l’étude de Thompson (1971)
    ont montré que 20 à 30% du plomb inhalé étaient absorbés. Un individu qui respire 1μg
    Pb/m3 d’air voit son taux sanguin de plomb augmenter de 3 à 20 μg/L (Azar et al., 1975 ;
    Griffin et al., 1975).
    En ce qui concerne le plomb organique (tétraalkyl de plomb), environ 60 à 80 % seraient
    absorbés par les poumons (ATSDR, 1999)
    . »

sept
01

Plombémie infantile

Etude des cas de plombémie infantile signalés à Hornaing (2006-2007)

** Réunion de la CLI à Douai le 18 juin 2009

** Commentaires sur les points importants de la lettre du Président d’APRES à l’INERIS (20 avril 2009) concernant les résultats d’étude des cas de plombémie à Hornaing. Etude INERIS publiée prochainement

• Le point 1 souligne que la voie digestive a été privilégiée dans l’étude, au détriment de la voie respiratoire, pourtant plus rationnelle dans ces cas.

• Le point 2 fait état de l’absence de 2 sources de rejets dans l’étude.

• Le point 3 interpelle sur la qualité des rejets analysés. Aucune donnée n’est fournie sur le diamètre des particules rejetées ni sur la spéciation* du plomb.
*La spéciation, est la distinction entre les différentes formes chimiques que peut prendre un élément en fonction du milieu où il se trouve.
Ici on parlera de la spéciation du plomb, lorsque le panache de fumée de la cheminée se trouve mélé au panache du réfrigérant ou non.

• Enfin le point 4: l’étude ATMO à laquelle l’INERIS se réfère est très discutable sur certains points: durée et emplacement des capteurs.

Lire la lettre à l’INERIS
Lire la réponse de l’INERIS

 

** Le 18 février 2009 lors d’un séminaire, un rapport sur le dépistage du saturnisme chez l’enfant autour d’une installation industrielle a été présenté par la CIRE et l’InVS. Cette étude concerne … Hornaing (Lire le rapport)

Remarques:

- L’excès de cas de saturnisme à Hornaing est avéré sur la période février 2006 – juin 2007 (page 17)
- Les plombémies ne semblent pas liées à la position des habitations, ni aux vents (page 19)
- mais, (page 20) l’étude reconnait une certaine imprégnation au plomb à Hornaing, en identifiant la centrale comme seule source possible.
- La conclusion (page 22) indique comme explication possible des plombémies:

- »une biodisponibilité inhabituelle très forte de plomb émis par la centrale ».
- »une exposition combinée par voie aériene (situation rare) et par ingestion (chez les jeunes enfants) ».

- Des études complémentaires seraient nécessaires pour fournir des conclusions définitives.